Vendredi 11 juillet 2014
Après une journée à Paris hier, nous embarquons
pour Vilnius, via Moscou.
Décollage à 13 h 30, pour un vol de 3 h 30. A
Moscou il est 19 h (deux heures de plus qu'en France).
Trois heures plus tard, nous montons dans un autre avion qui
nous amène en 1 h 30 à Vilnius. Il est 22 h 30
en Lituanie (une heure de plus qu'en France).
Extraordinaire efficacité des Lituaniens ! Une demi-heure
plus tard, nous quittons l'aéroport, nantis de nos valises,
d'une voiture de location et de devises lituaniennes. Un record...
La Lituanie est le seul des trois pays à n'être
pas encore passé à l'Euro. Nous repartons avec
un paquet de "Litas" en échange de notre monnaie
européenne.
Nous nous installons au Campanile Hôtel de Vilnius, un
hôtel que nous avons volontairement choisi proche de l'aéroport,
pour ne pas avoir à tourner en rond en ville, à
cette heure tardive.
LITUANIE
Samedi 12 juillet
Levés un peu trop tôt... JP s'est trompé
d'une heure en réglant le réveil, nous n'avons
donc dormi que 6 heures.
Il est 7 heures. Après le petit déjeuner, malgré
le temps gris, mouillé, qui n'est pas très engageant,
nous nous rendons comme prévu à Vilnius, pour
une grande balade à pied...
Cathédrale, palais présidentiel, Town Hall, église
jésuite de Saint Casimir de Vilnius, porte "Gate
of down" ouverte dans les murailles de la ville, avec son
tableau doré de la vierge noire, rue piétonne
"Pilies" dont la vue donne au fond sur la tour Gediminas
perchée sur une colline... 1 h 45 de promenade.
En début, d'après-midi, nous nous dirigeons vers
Trakaï à 30 km de Vilnius où, implanté
sur une île du lac Galvé, se dresse un majestueux
château fort gothique en briques rouges. On l'atteint
par une longue passerelle en bois. Le bâtiment est remarquable,
les expositions intérieures, nombreuses et variées.
Pas toutes passionnantes mais quelques belles salles meublées
d'époque attirent cependant notre attention. Souvent
désigné comme le "Petit Marienburg",
ce château construit en 1410, fut d'abord conçu
comme une forteresse, pour la défense de ses habitants,
plus tard transformé en résidence pour les grands
ducs de Lituanie. Longtemps négligé par la suite,
il a trouvé aujourd'hui une nouvelle vocation : le tourisme.

Commencée par un temps grisouille,
la balade s'est bientôt agrémentée d'un
chaud soleil qui nous a rattrapés dans la cour du château.
De retour à Vilnius, nous grimpons à pied (le
funiculaire est hors service), sur la colline de Gediminas,
qui porte la tour du même nom et le "Upper Castle".
Dure montée à tout petits pas et une pause au
sommet, sous le soleil adouci par un petit vent tiède.
Le soir venu, nous nous installons à la terrasse du Forto
Dvaros, restaurant à la cuisine typiquement lituanienne.
En entrée, des filets de harengs salés sur une
compotée d'oignons, champignons et raisins accompagnés
de pommes de terre chaudes, ensuite un filet de poisson frit
avec sauce à l'ail, crudités et frites. Très
bon ! Et pour finir, une coupe de glace très internationale.
Dimanche 13 juillet
Route vers Kaunas... Quelques kilomètres avant l'arrivée,
nous nous arrêtons au monastère de Pazaislis, dressé
au bord d'un lac. De splendides fresques décorent les
murs et la haute coupole de l'église. L'endroit est calme,
reposant. Après quoi, nous allons déposer nos
valises à l'hôtel. Nous arrivons vers 14 heures
à la maison d'hôtes, Nemunas Guest House, dans
le paisible quartier de Ringaudai à 5 km du centre de
Kaunas. C'est une maison particulière avec quelques chambres,
l'accueil y est très chaleureux. Le propriétaire
nous fait visiter son jardin, auquel on accède par une
voûte de verdure, un passage secret, dit-il, tout sourire.
Il nous offre un plan de Kaunas, nous montre où garer
la voiture et nous donne un tas d'explications pratiques. C'est
vraiment sympathique.
Le ciel couvert laisse échapper de temps à autre,
des rayons de soleil et la température est très
agréable pour se promener : 24 degrés.
Kaunas : Place Rotuses... une jolie place carrée qui
évoque davantage une place de village que de ville, de
beaux monuments tout autour, église, basilique, maisons
typiques et à proximité un grand château
en briques rouges, en partie restauré.
La vieille ville... Dans l'église Saint Michaël
Ange, une chorale répète. Superbe ensemble bien
que de dimensions modestes, mais surtout une acoustique extraordinaire
du bâtiment qui donne l'impression d'un groupe beaucoup
plus imposant.
Rue de Vilniaus, une rue piétonne... Quartier juif, un
ensemble de maisons en bois de couleurs diverses... Et pour
finir, nous dînons au "Miest Sodas", dans l'allée
piétonne "Laisves", un restaurant, recommandé
comme celui d'hier, par le "petit futé". En
entrée, calamars rôtis, suivis une spécialité
d'ici, un steak fin gratiné avec un mélange d'oignons,
mayonnaise et fromage fondu. Le dessert est encore international
: Banana Split !
Lundi 14 juillet
Soleil et ciel bleu, nous quittons l'agréable maison
de Nemunas après un petit déjeuner attentionné.
De grands au-revoir et en route vers Riga en Lettonie, avec
deux escales en chemin. Aujourd'hui, nous avons décidé
d'oublier l'autoroute, au profit d'une nationale qui traverse
villes et villages. L'autoroute est gratuite mais monotone car
elle traverse plaines et forêts avec pas grand chose à
voir. Et nous, quand on roule, on aime prendre notre temps et
regarder le paysage, nous arrêter pour photographier,
bref prendre des routes buissonnières.


Dans les lieux habités, les maisons
en briques blanches, côtoient les demeures en bois, peintes
de couleurs variées. La plupart sont couvertes de tôles
ondulées ou de fibrociment ondulé quelquefois
peint en rouge, d'autres fois resté à l'état
naturel. Des fleurs égaient le moindre carrefour, les
rues, les places. Sur la route menant à Siauliai, sont
plantées de grandes croix en bois sculpté qui
ressemblent pour certains, à des espèces de totems.
Des quantités de cigognes se promènent dans les
champs à moins qu'elles ne surveillent la route du haut
de leurs nids perchés sur des poteaux.
Siauliai... La Colline aux Croix (Krizus Kalnas)... Erigées
sur la colline et tout autour, s'étendent en deux longs
bras de part et d'autre du tertre, des croix de toutes tailles,
aux motifs variés. Elles s'enchevêtrent les unes
dans les autres, droites ou penchées, tandis qu'à
leurs pieds, s'amassent pêle-mêle des croix plus
petites, en tas compact, des croix, des croix, des croix et
encore des croix, plus de 60000 croix de plus d'un mètre
et des milliers (voire des millions) de petites croix. Elles
évoquent le souvenir d'un peuple en lutte pour la liberté
de son pays (voir
mon article sur le mag).
Nous marchons un long moment entre toutes ces croix, jusqu'au
sommet de la colline, dans l'odeur de l'encens et sur fond musical
religieux.
Pour déjeuner, nous nous régalons de sandwiches
au saumon, confectionnés par nous-mêmes, deux petits
pains croustillants et deux paquets de saumon fumé, chacun
le nôtre ! Délicieux !
ici, on trouve couramment et à bon marché, du
saumon ou des filets de harengs salés.
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