Dans le Jura
- 2019
En
Fourgon

Dimanche 21 juillet
Cette semaine, je ressors le Cam's, direction le Jura... J'ai
concocté un itinéraire qui va faire le tour de
presque tous les lacs de la région de Clairvaux, un itinéraire
d'environ 260 km répartis sur 15 jours (plus la route
aller 565 km et retour 545 km).
Mardi 23 juillet
Première étape de mon escapade dans le Jura :
Beaune, où je me suis arrêtée à 19
h pour la nuit après 460 km dans la fournaise entre 37
et 39°.
Ce soir à plus de 20 h, il fait encore 30° degrés
dans le Cam's.
Le soleil étant enfin caché, j'ai fait un petit
tour dans Beaune, histoire de me dégourdir les jambes,
après 8 heures de route.
Mercredi 24 juillet
Première nuit de canicule infernale !
2 heures du matin, toujours 37 degrés dans le Cam's avec
deux fenêtres et deux lanterneaux ouverts. Impossible
de fermer l'oeil !
4 heures : toujours pas endormie.. en voulant ouvrir une troisième
fenêtre je m'aperçois que les compas qui la soutiennent
sont bloqués et que je ne pourrai pas la refermer...
une demi-heure de manipulation dans le noir, sans pouvoir sortir
car je crains de réveiller tous les voisins en claquant
la porte.
Je laisse les choses en l'état et j'essaie de dormir.
En vain car je réfléchis à comment je vais
pouvoir décoincer mon bidule pour pouvoir repartir. Impossible
de rouler comme ça !
6 heures : toujours pas endormie, je me lève avec le
jour et je commence mon bricolage. Avec un petit tournevis glissé
dans la rainure, je débloque les crans de chaque côté.
Pas facile seule, car dès que j'en débloque un,
comme il faut soulever la fenêtre pour débloquer
le second, aussitôt le premier se recoince... patience...
patience...
Ouf j'ai réussi. au moins je n'ai pas eu trop chaud à
cette heure-là pour mon bricolage.
11 heures : je démarre pour terminer les 130 km qui me
restent.
Il fait toujours aussi chaud, 37 degrés bien que je sois
montée un peu en altitude.
Rapide coup d'œil au lapiaz de Loulle, impossible de déjeuner
ici pas une once d'ombre.
Quelques kilomètres plus loin je m'arrête à
la cascade de la Billaude où je peux manger à
mi-ombre et vers 15 heures je m'installe dans un camping à
l'ombre .
Repos enfin !
Jeudi 25 juillet
Journée "bof"...
La route que j'ai choisie surplombe le lac de Narlay et longe
le lac d'Ilay, les couleurs sont superbes.
Mais la cascade du saut Girard est à sec, pas un filet
d'eau et le jardin soi-disant botanique du Frasnois (appellation
très exagérée) est tout desséché...
Après avoir déjeuné au bord du lac d'Ilay,
je gagne le camping de Narlay. Très fréquenté,
avec peu de végétation, il a au moins le mérite
d'offrir une vue superbe sur le lac de Narlay.
Il fait trop chaud pour faire autre chose, cet après-midi,
que rester à l'ombre du store. La chaleur m'ôte
toute envie de bouger...
Vendredi 26 juillet
A peine quelques degrés de moins que les jours précédents...
Ce matin je décide de faire le tour du lac de Narlay,
une promenade de 4 km très agréable, autour de
ce lac tout vert .
À midi, je quitte le camping et modifiant légèrement
le programme prévu, je me rends d'abord au pic de l'aigle
que je n'escalade pas jusqu'au bout car il reste 200 mètres
d'escaliers et j'ai déjà grimpé pendant
500 mètres, sous le soleil cuisant, sur un chemin de
pierres peu stables.
Ensuite je me dirige vers le belvédère des quatre
lacs, un point de vue absolument superbe.
En milieu d'après-midi, plutôt que retourner au
camping de Narlay comme prévu, j'improvise et je me rends
à Saint-Laurent en Vaux, dans un petit camping très
calme. Une courte averse orageuse vient de rafraîchir
l'atmosphère.

Samedi 27 juillet
Après de belles pluies cette nuit, le temps est redevenu
plus frais. Je revis.
En début d'après-midi, une jolie route forestière,
qui passe par Chevrotaine, me conduit au belvédère
de Fontenu, où se découvre une magnifique vue
sur le grand lac de Chalain.
A Doucier, je m'offre le plaisir d'entrer dans une fruitière.
J'aurais envie d'acheter tous les fromages de l'étal,
mais je me contente finalement de Comté et de Morbier,
pour cette première fois.
En route vers les cascades du hérisson ! Le camping est
agréable mais il n'y a pas le moindre réseau,
ni internet ni téléphone. Ma soirée va
être très solitaire.
Les pluies de cette nuit ayant alimenté les cours d'eau,
j'ai la chance de ne pas voir la cascade de l'Eventail à
sec. Rien à voir avec son débit quand nous y étions
venus en 2004, mais elle est quand même belle.
Depuis les cascades du Hérisson, aucune couverture réseau,
uniquement les appels d'urgence, demain j'essaie de retourner
voir la cascade de l'éventail et je m'en vais aussitôt
après.

|