Le tsunami du 26 decembre 2004
L'evenement
Le 26 décembre 2004 à 00 h 58 (heure GMT) a eu lieu au large de Sumatra un séisme sous-marin d'une magnitude de plus de 9 degrés sur l'échelle de Richter, d'après l'Institut géologique américain.
Ce tremblement de terre est l'un des plus violents jamais enregistrés dans le monde. Seuls quatre séismes connus ont eu une intensité égale ou supérieure par le passé.
Il s'en est suivi un tsunami qui a frappé l'Indonésie, les côtes du sud de l'Inde et du Sri Lanka, le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket.
Le bilan en pertes humaines est catastrophique.
Fin février 2005, on recensait plus de 304 800 morts et disparus. Mais ces chiffres restent provisoires et le bilan pourrait être encore plus lourd.
Tsunami

le phénomène
Un tsunami est une série de vagues provoquée par un séisme sous marin de grande ampleur.
Il peut atteindre une vitesse de 800 km/h au fond de l'océan, mais il est imperceptible au large car son amplitude n'est pas très importante. En revanche, il peut provoquer d'énormes dégâts en arrivant sur les côtes.
Dans les quelques minutes qui le précèdent, on constate une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer, suivie d'une montée des eaux d'un à plusieurs mètres qui provoque un courant puissant capable de pénétrer loin à l'intérieur des terres. Les destructions qui s'ensuivent sont fonction de la violence du tsunami.

Témoignages recueillis au Sri Lanka

Notre guide nous raconte la surprise des habitants du pays qui ne connaissaient pas ce phénomène et qui ont tous été surpris par ce qui s'est passé, d'où l'importance du nombre des victimes.
Lui-même est allé avec un car, le 28 décembre, récupérer une trentaine de touristes de toutes nationalités réfugiés depuis deux jours, dans un temple bouddhiste près de Galles. Il lui a fallu plus de 10 heures pour rejoindre la côte par l'intérieur, la route côtière Colombo-Galles (environ 120 km) étant coupée.

Dans le district d'Ampara, on recense au moins 12000 morts. L'eau a envahi les terres sur 3 km. On parle de 6000 morts à Galles, 4000 à Hambantota…
Dans le Yaka National Park, presque tous les touristes de l'hôtel Triton (60 chambres) ont disparu à l'exception de cinq ou six d'entre eux. Cet hôtel appartient à l'agence Spencer, qui nous a fourni la voiture pour le circuit.

La vague a tout balayé. On a retrouvé aux Maldives, des autobus emportés sur la côte du Sri Lanka.
Cette vague qui a atteint des hauteurs de 20 à 25 mètres dans le sud (plus haute que les cocotiers), s'est fait sentir jusqu'à Colombo, où elle mesurait encore 2 mètres. Quelques hôtels et villages de pêcheurs ont été touchés, par exemple à Mont Lavinia.

La première vague a arrêté un train qui arrivait. C'est alors que tous les gens des environs qui avaient été épargnés, se sont précipités pour se mettre à l'abri à l'intérieur des wagons. De ce fait, quand la 2ème vague a frappé, il y a eu un nombre de victimes encore plus grand dans ce train.

On nous dit qu'au moins 12000 pêcheurs et leur famille avaient disparu… Ce n'est pas un chiffre officiel, mais c'est ce qui se dit dans le pays.
Quant à ceux qui restent, ils n'ont plus de bateaux. Et de toute façon, personne ne veut plus manger de poisson. La mer a tout avalé, y compris les gens, et on ne veut pas manger de poissons, de crainte qu'ils ne se soient nourris des morts.

Et pourquoi, s'interrogent les gens, n'a-t-on pas prévenu la population par radio ou télévision de l'imminence du danger, alors que là-bas, on se lève tôt et on écoute la radio ou la télé le matin ?
Pourquoi, alors qu'on est entouré par la mer, ne nous a-t-on jamais expliqué les tsunamis à l'école, tandis qu'on nous a parlé de glaciers, de volcans, qui n'existent pas sur notre île ?
Personne ne savait ce qu'était un tsunami, c'est pour ça que les gens ne se sont pas échappés. Curieux, ils sont restés à regarder après la 1ère vague. Certains ont eu l'idée de fuir et ont été sauvés, comme le chauffeur de ce grand bonze, qui lui au contraire, est mort noyé parce que, pensant que c'était fini, il est resté sur place.
Les gens n'avaient jamais rien lu sur les tsunamis, ni entendu parler de ce phénomène. Ils n'avaient même pas de mot pour le désigner. Aujourd'hui, ils en ont un, c'est le mot : tsunami !

Maintenant, le gouvernement va interdire de reconstruire à moins de 100 mètres de la plage. Mais c'était déjà interdit avant et ça s'est fait quand même. Les pêcheurs veulent rester près de la mer à cause de leur matériel de pêche, alors on parle de leur construire des entrepôts au bord de l'eau pour remiser les filets et les bateaux et de reconstruire les maisons à 100 mètres en arrière. Mais c'est si peu!

Ce sont les Cinghalais qui les premiers ont porté secours, recueilli et aidé les sinistrés survivants. Ils les ont nourris, habillés, abrités, en attendant l'aide internationale.
Maintenant, notre guide et quelques autres vont collecter des fonds et mettre au point un projet d'aide pour le nord-est. Ils envisagent de financer la construction d'une salle pour l'école.

A l'est la plupart des victimes sont des Tamouls du Sri Lanka. Il est très dangereux de se rendre dans cette région, car la mer a déterré et déplacé les mines qui étaient encore en place malgré le cessez-le-feu, signé en 2002, entre le parti LTTE et le gouvernement de Colombo.

Au moins le pays a-t-il eu la chance de ne pas connaître d'épidémies, parce que les morts ont été enterrés en trois jours. Des familles entières ayant été décimées, il n'y avait plus personne pour réclamer les corps.


"miraculés"...

• Il est assez étrange de voir que les statues de Bouddha ont été épargnées. Certaines restent seules debout au milieu d'un amoncellement de débris.
• Un bébé couché dans un panier a été récupéré, en haut d'un cocotier. Il était toujours dans son panier.
• Un enfant a été retrouvé vivant au milieu de 5000 morts que la mer avait poussés dans les marais salants près de Galles.
• Une femme qui se trouvait sur la plage a été soulevée par la vague et déposée au deuxième étage de son hôtel.
• Au nord-est, un village de pêcheurs a été entièrement rasé par la mer, mais ils savaient presque tous nager, et après la vague, ils sont revenus vers le bord. On n'a déploré que peu de victimes.
• Un bébé retrouvé seul a été réclamé par neuf femmes qui disaient toutes que c'était leur enfant. Ce n'est que le 16 février qu'on a pu le restituer à la vraie mère après vérification par des tests ADN.

Revenir au Sri Lanka
Le point à la mi-février 2005:
Les Sri Lankais déplorent vivement l'absence de touristes depuis la catastrophe.
Ce n'est pas avant le 11 février, que notre guide a pu reprendre son travail, avec deux touristes : "Nous!"
Dans l'hôtel à Sigiriya, 70 employés avaient été mis à pied, faute de travail.
Dans une fabrique de batik, près de Kandy, les ouvrières travaillaient à tour de rôle, une semaine sur trois.
Tous les marchands sur les sites ne vendaient plus rien. La petite marchande de dentelle, entassait dans des cartons, les napperons qu'elle continuait de créer, en attendant des jours meilleurs.
Beaucoup ne comprennent pas pourquoi les occidentaux ont fui le pays, alors que seulement 1% du territoire a été dévasté. Tout le reste est intact et prêt à accueillir les touristes.
Seules les plages sont à éviter, (mais pas celles de l'ouest). Le triangle culturel, les montagnes, l'intérieur de l'île, Kandy, Colombo conservent leur capacité d'accueil et offrent à qui le souhaite un patrimoine inestimable à découvrir.


Visiter le SriLanka (100 Détours M@G)

Lire l'article sur les tsunamis (100 Détours M@G)

 


TOURISME DANS LES AUTRES PAYS

 
Carnet de voyage Recette Accueil Sri Lanka Vous y êtes !